Sommet des chefs d’État de la CEDEAO :  le M5-RFP juge les conclusions anticonstitutionnelles et réitère la démission d’IBK
La conférence de presse du M5 le 29 juillet 2020. Crédit photo: capture vidéo

Sommet des chefs d’État de la CEDEAO : le M5-RFP juge les conclusions anticonstitutionnelles et réitère la démission d’IBK

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu une conférence de presse ce mercredi 29 juillet 2020 au siège de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS). Le but de cette conférence de presse était de se prononcer sur les conclusions du sommet des chefs d’État de la CEDEAO.

« Nous avons mis le compteur à zéro », a expliqué Choguel Kokalla Maiga, président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD). L’ancien président de l’AMRTP réitère la détermination du M5 à obtenir la démission du chef d’État Ibrahim Boubacar Kéïta et de son régime. À l’en croire, 48 heures après la fête de Tabaski, la désobéissance civile reprendra son cours et ne connaitra plus de répit jusqu’à l’obtention de la démission du président de la République. « Notre lutte va aboutir à une situation nouvelle au Mali et en Afrique », espère-t-il. Le peuple malien va retirer son permis de conduire au président de la République, a-t-il fait comprendre.

Pour sa part,Cheick Oumar Sissoko de Espoir Mali Koura (EMK)rassure : « IBK doit démissionner. Son régime doit démissionner ». À l’en croire, les conclusions de la CEDEAO les réconfortent dans cette position.

Ibrahim Ikassa Maïga s’est attelé à la lecture d’un document élaboré par le M5 pour montrer sa position sur les conclusions du sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEDEAO. Le M5 déplore que la CEDEAO continue à ramener tout le problème du Mali à la crise postélectorale. « La CEDEAO a décidé de placer le Mali sous tutelle » à travers ses six recommandations prises lors du sommet tenu par visioconférence, le lundi 27 juillet 2020. Ces conclusions ne tiennent pas compte de la profondeur de la crise malienne et ne répondent pas aux attentes du peuple malien. À l’en croire, elles violent la constitution malienne. Le M5 pourrait porter plainte dans les jours à venir contre les décisions de ce sommet extraordinaire auprès des juridictions appropriées, a-t-il averti avant de faire comprendre la déception du M5 : « Nous sommes profondément déçus des chefs d’État de la CEDEAO ».

L’Imam Mahmoud Dicko, la caution morale du M5-RFP, était présent lors de cette conférence de presse. Prenant la parole, il rappelle : « Mieux vaut la mort que la honte ». Et d’ajouter que « le Mali n’est pas un pays soumis et le peuple malien n’est pas résigné ». L’Imam Dicko a fait savoir qu’il importe de « restaurer la nation malienne par les Maliens et pour les Maliens ». À l’en croire, les chefs d’État de la CEDEAO veulent les pousser à la faute.

Togola

Phileingora

Fousseni Togola est né à Fana, dans la région de Koulikoro. Il a obtenu son baccalauréat au lycée Cabral de Ségou, au Mali. Aujourd’hui, M. Togola est détenteur d’un Master en philosophie, obtenu à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Présentement, il est professeur de philosophie, journaliste-blogueur, écrivain et Mondoblogueur. Il est auteur de « La société close et ses militants » et de la « Féminitude » et de « Le Mali sous IBK : sept ans d’obscurantisme » qu’il a publié sous le pseudonyme Chiencoro. M. Togola est membre de la Communauté des blogueurs du Mali (DONIBLOG) et contributeur à Benbere, plateforme des blogueurs maliens. Fousseni Togola est fondateur et directeur de publication du site web d’informations générales, d’analyses et d’enquêtes phileingora.org. Il occupe le poste de rédacteur en chef adjoint au journal malien Le Pays. En 2020, il a été nominé au prix Mali Média Award (MAMA).

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